• Je vous l'ai dit il y a quelques jours, j'aime l'ours, c'est mon animal fétiche. Et lorsque j'ouvre mes boîtes de décorations de Noël, je retrouve chaque année celui-ci: un ourson en bois avec la mention "Québec 96", acheté à la Boutique de Noël, rue Buade, dans le Vieux-Québec. En 1996, donc. C'était deux ans après ma toute première visite au Québec, où j'étais venue rencontrer l'écrivaine Antonine Maillet pour mon mémoire de maîtrise de lettres modernes sur son roman L'Oursiade. Les ours, c'est mon truc, je vous dis... sarcastic

    Calendrier de l'Avent, jour 23: mon ours de Québec

    ©V.C.

    En poussant la porte de la Boutique de Noël, je me souviens avoir été stupéfaite qu'un magasin aussi spécialisé puisse avoir pignon sur rue toute l'année. Et après la stupeur, j'étais heureuse de pouvoir acheter un souvenir de Noël en plein été, ce que je n'aurais évidemment pas pu faire si la boutique avait été éphémère.

    Comme les cailloux que j'aime ramener de voyage, mon ourson en bois me rappelle mes premiers séjours au Québec, avant de décider d'y émigrer en 1999. Ces souvenirs sont ancrés solidement dans ma mémoire car le Québec est ma maison même si je n'y habite plus. C'est plus que ma maison, c'est un morceau de ce que je suis. 

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  • Le plaisir du ventre et des papilles a toujours été une grande source de bonheur pour moi, Périgourdine de naissance, Québécoise de coeur, Canadienne de (bi-)nationalité. Les cuisines du monde me fascinent parce qu'elles en disent long sur les hommes et sont le meilleur moyen de communiquer et de partager en voyage.

    J'ai retrouvé ce livre que j'adore, qui est autant un ouvrage sociologique sur la cuisine du temps des fêtes au Québec qu'un livre de recettes. Richard Bizier et Roch Nadeau, les auteurs, rendent hommage aux cuisinières du Québec. À commencer par les femmes autochtones qui cuisinaient avec ce que leur offrait la nature, notamment le sirop d'érable, car n'oublions pas que ce sont les Amérindiens qui apprirent aux colons de la Nouvelle-France à récolter la sève et faire du sirop d'érable.

    Il y eut aussi les religieuses de la colonie (les Ursulines de Québec, par exemple) qui dispensaient des cours de cuisine. "Dans leurs couvents, du XVIIème siècle jusqu'au milieu des années 1950, se répartissant dans l'ensemble des régions de la Nouvelle-France, puis du Québec et du Canada, les religieuses jetèrent les bases de notre gastronomie traditionnelle", explique Richard Bizier.

    Calendrier de l'Avent, jour 22: des recettes qui réchauffent

    ©V.C.

    Oie rôtie aux deux farces, carré de chevreuil sauce poivrade, biscuits aux épices, croquignoles au lait et au brandy, tourtière traditionnelle... Il y a des trésors, dans cet ouvrage, pour qui aime le Québec et la cuisine. Puisque l'hiver vient d'arriver, voici une recette de punch de Noël au vin rouge à la québécoise, tirée du livre :

    Pour 12 personnes, il faut: 1 orange lavée, 12 clous de girofle, 2 bouteilles de vin rouge, 1 citron lavé et coupé en fines tranches, 1 bâton de cannelle, 1/2 tasse de raisins secs (125 ml), 1/2 tasse de sucre d'érable (ou de canne), 1/2 tasse de cognac ou de rhum.

    Préchauffez le four à 200°C. Striez l'orange lavée en losanges et piquez un clou de girofle dans chacun des losanges. Déposez l'orange piquée au centre d'un moule à tarte et cuisez-la au four 30 mn.

    Versez le vin rouge dans une grande casserole avec le citron, la cannelle, les raisins et le sucre; retirez l'orange cuite du four et ajoutez-la au vin. Faites mijoter le vin à découvert environ 20 mn (sans faire bouillir), en mélangeant régulièrement.

    Laissez refroidir et conservez au frais. Réchauffez le vin au moment de servir et versez-le chaud dans un bol à punch.

    Joyeuses fêtes! cool

     

     

     

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  • Qu'est-ce que j'aime ramener de voyage? De la bouffe, si je peux, et des cailloux. Des gros galets, des petits cailloux jolis comme tout, des coquillages ramassés sur la plage. Voilà, c'est à peu près tout. Mes galets, s'ils sont gros, j'écris sur une face l'endroit où je les ramassés. Et des années plus tard, j'aime les retourner pour m'en souvenir. C'est plus lourd qu'une carte postale mais plus esthétique. C'est ma madeleine à moi.

    Dans ce bol en bois, j'ai mis des galets très graphiques "cueillis" sur la plage de Guéthary au Pays-Basque, un autre bien lisse et rond qui vient d'Inverness, sur l'île du Cape-Breton en Nouvelle-Ecosse, des petits coquillages ramassés aux îles Marquises; d'autres galets viennent des criques de Saint-Nazaire, à côté de chez moi, et j'ai aussi un morceau de lave du Piton de la Fournaise, sur l'île de La Réunion. Un concentré de voyages, des morceaux de pierre et de terre emportés dans ma valise et qui tiennent dans un bol. Le reste tient dans ma tête et dans mon coeur.

    Et vous, vous aimez ramener quoi, de voyage?

    Calendrier de l'Avent, jour 21: des cailloux sur ma route

    Mes trésors de voyages. ©V.C.

     

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  • Noël en Provence, c'est toute une fête. Il y a la tradition des 13 desserts servis après le "gros souper" (des plats maigres, en fait!) le 24 décembre, et il y a bien sûr les santons, petits personnages de terre cuite peints à la main qui vont bien au-delà de la représentation traditionnelle de la crèche.

    Les santons, c'est un art de vivre car beaucoup représentent les métiers anciens, personnages célèbres ou emblématiques des villages. Il y a tout juste dix ans, j'ai eu la chance de visiter la Maison Fouque, à Aix-en-Provence (créée en 1934), et de rencontrer Mireille Fouque qui perpétue avec passion la tradition, avec son fils Emmanuel. Santonniers, oui, c'est un métier, un métier rare mais un vrai métier artisanal. Peu importe les croyances, peu importe qu'on fasse une crèche ou non à Noël, ces personnages d'argile émerveillent, surtout lors des foires aux santons provençales qui se déroulent en décembre.

    La tradition, elle, est née à Naples (lisez ici mon article sur les santons provençaux et ici sur la rue des crèches à Naples) mais c'est en Provence qu'on trouve le plus d'artisans santonniers. Chez la famille Fouque, la référence la plus célèbre et le "best seller", c'est le "Coup de Mistral", créé en 1952, qui représente un vieux berger tenant son chapeau, cape secouée par le mistral, ce vent froid de la basse vallée du Rhône qui tourbillonne et peut durer des jours. 

    Mais les santons se déclinent en des centaines de personnages et de style selon les santonniers. Comme des Playmobil artisanaux! happy 

    Calendrier de l'Avent, jour 20: un tour en #Provence 

    À gauche, le célèbre "Coup de Mistral" de la Maison Fouque, en argile brute. Après séchage, les santons sont peints à la main à la peinture à l'huile. ©V.C.

    Calendrier de l'Avent, jour 20: un tour en #Provence

    Mireille Fouque, en 2006, en train de peindre un "Coup deMistral". ©V.C.

     

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  • J'adore ce tableau de ma copine Pascale Brosseau, alias Raoul à Nantes, alias (depuis peu) Raoul Madame. Elle aime les bêtes, peint des homards, des ours, des mouettes, des chiens, des chats, mais pas que. Surtout, il y a un truc dans le regard de ses bestioles qui vous prend par la main (bizarre, n'est-ce pas, des yeux qui vous prennent par la main...) et vous dit "viens, je t'emmène au vent" (comme dirait Gaëtan Roussel).

    Bref, j'aime Raoul Madame et j'ai craqué il y a quelques années sur l'un de ses ours, parce que l'ours, c'est mon animal fétiche. J'ai fait mon mémoire de maîtrise sur L'Oursiade, d'Antonine Maillet (mention TB, oui, madame). Comme le loup, l'ours est un animal emblématique, chargé de légendes, inspirant la crainte autant que la fascination. Il attendrit et il fait peur, et ça, peu d'animaux en sont capables. 

    Re-bref, j'aime les ours (les pandas, aussi). Et celui-là, allongé sur le flanc, la patte en l'air, à la fois joueur et léthargique, me fait rire. Il incarne bien la saison et son envie de végéter, d'hiberner, pour se réveiller au printemps. 

    Calendrier de l'Avent, jour 19: la position de l'ours couché

    ©RaoulMadame

     

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